Préavis de grève au niveau national chez JCDecaux, leader mondial de la communication extérieure, jusqu’en Septembre.
Depuis plusieurs années, JCDecaux ne compense pas l’inflation pour ses salariés. À l’occasion de son 60e anniversaire, bien que l’entreprise affiche de bons résultats financiers, l’impact sur les salariés reste quasi inexistant. Lors des récentes négociations salariales de février, la direction a clôturé les discussions de manière prématurée, imposant un taux d’augmentation de 2,3 %, inférieur à la proposition initiale de 2,5 %, créant ainsi des Négociations Annuelles Obligatoires à progression négative. Les salariés, qui ont démontré leur engagement et travaillent dans des conditions difficiles depuis des années, ont été choqués par cette décision.
De plus, la direction a annoncé un intéressement de seulement 3,01 % (l’équivalent d’un demi-salaire), à verser en avril, avec un supplément de 1 % prévu pour septembre après les JO, une compensation ponctuelle insuffisante. En 2023, les salariés ont vu une prime de 6,22 %, mais l’entreprise ne propose toujours pas de 13e mois.
Après une année sans augmentation en 2021 (alors que l’inflation était de 1,6 %), les salariés ont obtenu un rattrapage en deux étapes en 2022 (+1,8 % et +2,5 %, alors que l’inflation était de 5,2 %), à l’issue de négociations intenses qui ont été relancées après un débrayage sur plusieurs sites. En 2023, les augmentations étaient de 3,3 % pour les bas salaires et de 3 % pour les autres, plafonnées, alors que l’inflation était de 4,9 %.
Les arguments de la direction, qui refuse d’accorder une augmentation générale des salaires équitable pour tous, ne sont plus tenables, surtout en cette année olympique, où des promesses commerciales et financières sont à l’horizon.

